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Népal : un premier ballon collecté !

Namaste नमस्ते

Le jeudi 4 décembre 2014, je me suis rendu au village de Dada Gau situé à proximité de Budhanilkantha (nord de Katmandou). Après un bon Dal bath (plat typique népalais) concocté par mon ami Dhan et sa femme, nous prenons la route pour l’école où le directeur de l’établissement nous attend.

La route sinueuse traverse une forêt dense, nous prenons rapidement de l’altitude. Après 50 minutes de route, nous arrivons à un point de contrôle militaire marquant l’entrée du parc naturel de Shivapuri Nagarjun. Le contrôle est rapide, et nous arrivons à l’heure prévue au rendez-vous.

Le chemin d’accès est assez cocasse (précipice, chemin quasi absent par endroit, traversée de jardins privés…) mais nous parvenons à trouver l’entrée de l’école. Nous y sommes accueillis par une institutrice qui nous remet à chacun un khada (une écharpe traditionnelle en soie) en signe de bienvenue.

Découverte de l’école

L’établissement scolaire public au doux nom de Shree bal vikas samajeng (Medium Lower Secondary School) accueille 94 élèves âgés de 4 à 12 ans. Ils sont répartis dans deux sections pour les maternels ainsi que 7 classes correspondant aux grades 1 à 7 (équivalent aux CP à CM2 + « petit collège » 6e et 5e).

Le niveau général en anglais est particulièrement bon, ce qui m’a permis de communiquer rapidement avec la majeure partie des enfants.

Horaires types : 10h-17h avec une récréation de 14h à 15h. Un créneau sport est prévu deux fois par semaine à raison de séances de 45 minutes. C’est l’occasion de pratiquer le foot, le volley mais également l’athlétisme (notamment le saut en longueur). A l’avenir, l’école souhaite acquérir des équipements pour proposer du tennis de table.

Le jeudi 4 décembre 2014, je me suis rendu au village de Dada Gau situé à proximité de Budhanilkantha (nord de Katmandou). Après un bon Dal bath concocté par mon ami Dhan et sa femme

L’échange des ballons

La route sinueuse traverse une forêt dense, nous prenons rapidement de l’altitude. Après 50 minutes de route, nous arrivons à un point de contrôle militaire marquant l’entrée du parc naturel de Shivapuri Nagarjun. Le contrôle est rapide, et nous arrivons à l’heure prévue au rendez-vous.

J’ai eu l’opportunité de participer à une partie de football pendant 40 minutes. Deux équipes furent constituées mélangeant les âges et les niveaux, avec le souci d’équilibrer au mieux. Avant de commencer la partie, il restait à régler un problème de taille… trouver un nom à notre équipe !

J’ai donc eu la lourde tâche de devoir proposer un nom. Bien que peu original, nous avons convenu de nous appeler les Tigers (petite anecdote, il arrive, bien que rarement, de rencontrer des tigres en périphérie de Katmandou). Ceux-ci sont observés de plus en plus fréquemment à proximité des habitations. Comme souvent, une probable conséquence de la réduction de leur habitat.
En parlant de tigre, j’ai pu en croiser un tout mini… Vous avez un doute??? Cela m’a pourtant été confirmé par le directeur de ce zoo chinois.

Après cette belle partie de foot, il était temps pour les étudiants de repartir en classe. Mais petite surprise, le directeur avait organisé une petite cérémonie pour procéder à l’échange des ballons.

Un peu mal à l’aise au départ du fait de l’aspect plutôt formel de ce moment (sur une des photos, on peut voir les enfants en rangs), je me suis retrouvé devant une cinquantaine d’étudiants afin de leur présenter succinctement ce projet. Deux d’entre eux sont allés chercher un vieux ballon qu’ils m’ont remis en échange des deux ballons neufs que j’avais apportés. Ce fut l’occasion d’échanger avec plusieurs étudiants sur le foot, la France, l’école et nombre de sujets.

Hélas, il était déjà temps pour eux de reprendre les cours, et pour moi de repartir sur Katmandou. Une dernière série de photos afin d’immortaliser cette belle journée passée ensemble, et de pouvoir enfin vous montrer le premier élément de ma collection de ballons, qui je l’espère s’agrandira vite!!!

Les jeux au sein de l’établissement

Comme indiqué précédemment, le sport tient une place importante dans le programme scolaire. Une compétition inter établissements est d’ailleurs pratiquée chaque année (Sport Day) sur une ou deux journées selon la volonté du corps enseignant. Cet évènement regroupe différentes activités, de l’athlétisme aux sports collectifs.

Pendant le temps que j’ai pu passer dans cette école (et tout au long de mon séjour d’ailleurs), j’ai souvent entendu parler de football. Cela m’a beaucoup surpris, mais les réponses fournies par le directeur sur ce sport coulent de source: en fait, c’est un sport très intéressant, le plus facile à pratiquer car nécessitant peu d’infrastructure et de matériel, et qui permet de rassembler sur un match scolaire des enfants de différents âges et niveaux. Ces raisons en font une activité très populaire”. Dans cette école, environ 7 étudiants par grade pratiquent le football. Ils débutent généralement vers l’âge de 6-7 ans.

Le cricket est fortement apprécié des Népalais qui regardent les matchs télévisés. Cependant, cette activité est moins présente dans les cours d’école du fait des nombreuses contraintes qu’impose ce sport (équipements plus conséquent, surface de terrain importante, besoin d’un nombre élevé de joueurs, sécurité des joueurs…).

Ce projet ciblait au départ les jeux de ballons en général. Je n’ai pas pu observer très longtemps les différents jeux qui se déroulaient dans la cour d’école car un groupe enthousiaste d’enfants est rapidement venu me solliciter pour une partie de football… il m’était donc difficile de refuser! Je peux cependant vous parler de deux jeux traditionnels observés succinctement : le Carrom et le Csunzi.

Premier bilan de ce projet

D’ici une dizaine de jours, une photo de groupe sera envoyée à l’école et marquera la fin de ce projet pour le Népal. Cependant, au-delà des nombreux moments agréables que cette initiative a générés, elle a également permis de mettre en évidence une demande du directeur de l’école pour la mise en place d’échanges avec une école française.

Si la barrière de la langue peut être une contrainte, il n’en demeure pas moins que ces échanges peuvent se matérialiser via des dessins, des poèmes, des brefs exposés sur des thématiques précises (culinaire, histoire, environnement, jeux,…). Donc avis aux amateurs !

L’enseignement au Népal

Les enfants rentrent à l’école à l’âge de 5 ans. Cependant, notamment en ville, ils peuvent y entrer dès l’âge de 3 ans. L’enseignement de l’anglais se fait dès l’âge de 7 ans. A la fin du cycle d’étude (grade 10, équivalent de la 2nde), les élèves passent un examen national de validation des acquis, le School Leaving Certificate. Ils peuvent ensuite rejoindre le « grand college » (première et terminale) pour ensuite intégrer l’université, ou s’orienter vers une formation professionnelle ou bien encore commencer à travailler directement. Selon la région considérée, les étudiants quittent plus ou moins rapidement le système scolaire, normalement obligatoire de 6 à 11 ans. Plus d’info ici.

Il est frappant de voir au travers des différentes rencontres que j’ai pu faire, l’importance et la considération apportées à l’éducation et l’enseignement.

Envie de revoir toutes les photos du projet ?

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